Pass’Portes 2019

Malgré deux derniers déplacements aux Portes du Soleil sous la pluie et la grèle, nous étions tout de même quatorze raidars à nous inscrire pour l’édition 2019 des Pass’Portes MTB. Après les défections de Cacal et Erwan notre groupe fût finalement de douze au moment de gérer les véhicules pour le voyage. Après discussion avec JP et Guitou, nous avions décidé d’investir quelques dizaines d’euros dans un second porte-vélos quatre places. Avec le mien nous avons les douze places nécessaires à notre transumance… Claude, Yann et John s’étant proposés de prendre leurs véhicules. Le compte est bon. PTR et Yann ayant récupéré les portes vélos mercredi en fin de journée tout roulait. Ceci était sans compter sur le fait que j’avais prêter mon porte-vélos à un collègue tardant à me le rendre… Vous épargnant les péripéties pour le récupérer celui-ci est complétement inutilisable quand je finis par mettre la main dessus. A quatre heures de charger les véhicules,  il nous manquait un porte-vélos. Heureusement ayant de bonnes relations avec les autres clubs VTT, quelques coups de fils me permirent de solutionner le problème. Fils, habitant à quelques kilomètres de la maison, dispose du graal et se propose de me le prêter pour le week-end. Il ne nous restait plus qu’à charger, ce qui pour le véhicule de Claude transportant Nordine, Arnaud et moi se passa sans problème… Nous avons donc pris le temps d’arroser cela !

Cinq heures cinquante-cinq je récupère Arnaud chez lui. Nous rejoignons Claude et Nordine. Six heures précises nous prenons la route. Il n’y a pas à dire nous sommes meilleurs que la SNCF ! J’envoie un message aux autres : Yann avec Garance, Reynald et Florian sont quelques minutes derrière nous, John accompagné de Jean-Pierre, PTR et Fabrice se trouvent quelque part en Europe. Mais comme tous les chemins

Pendant que certians visietent Colmar !

mènent à Châtel (Proverbe attribué à Georges César après que celui-ci se soit perdu en allant voir son oncle à Rome) nous ne nous inquiétons pas. Je demande quand même à Brigitte de décaler notre repas à vingt heures. Nous retrouvons l’équipage de Yann pour manger un bout près du Lac Léman. Il reste une heure pour atteindre notre destination.  Rapidement nous déchargeons les vélos, posons nos sacs, nous mettons en tenue et gagnons les sommets par le télécabine de Super-Châtel. Je propse à mes compagnons de continuer par le télésiège de Morclan pour nous faire une boucle de dix kilomètres passant par Torgon. D’après mes informations la boucle n’empreinte plus l’énorme montée… Il ne faut pas se fier aux rumeurs ! Nous galérons à pousser nos vélos dans une pente à vingt pour cent à plus de mille neuf-cents mètres d’altitude par plus de trente degrès à l’ombre. Et de l’ombre il n’y en a pas… Nordine ouvre le bal des incidents du week-end : au moment de déclipser, la chaussure tourne dans le vide sur la pédale ayant perdu une vis de fixation de la cale. Et comme l’adage :  » Une vis de perdu, dix de retrouvées !  » n’est pas applicable au-dessus de mille-cinq-cents mètres d’altitude c’est sans cale qu’il finira la journée. Un peu plus tard Garance pour sa part aurait préférée ne pas avoir de cale car dans une épingle elle ne parvient pas à déclipser et devenant du même coups la pionnière des chutes du week-end. Parvenus au sommet nous avançons sur un chemin qui tient plus du champs de mine que de l’autoroute. Nous nous faisons secouer dans tous les sens. Enfin nous rencontrons un chemin plus facile, lâchons les freins et descendons vers TORGON (je ne crie pas selon le code internet mais majusculise le nom afin qu’Arnaud parvienne enfin à le mémoriser). Nous remontons par le télésiège du Tronchey pour redescendre vers Châtel. Cette première boucle nous laisse un goût de Bof ! Nous refaisons un tour afin d’emprunter les pistes du salon. Après avoir discuté avec des patrouilleurs très sympas ils nous donnent de bons tuyaux sur les chemins à emprunter. La bleue ne sera que du bonheur avec sa pente douce (enfin pour de la montagne…) et ses virages relevés. Claude ouvre le compteur des crevaisons… De nouveau au pied des télécabine, je jette l’éponge ayant mon frein arrière bloqué depuis le début de la descente… Reynald me suit pour mettre sa fourche qui ne gère plus les bosses de moins de trente centimètres en révision chez Royal Suspension ( Une nouvelle vie commencera pour lui une fois la fourche passée entre les mains d’un rastanicien : hybride entre rastapharien et mécanicien ) tout comme Florian qui vit sa première journée à la montagne et souhaite se réserver pour le grand jour. Je retrouve Les John’s Brother accoudés au comptoir d’un bar… Après trois fût de bière au génépi Jean-Pierre fait son coming-out et nous avoue être le frère caché de Gilbert Montagné… Il n’en faudra pas plus pour le rebaptiser. Après m’être mis une bière derrière le sac à eau,  je voulais me la mettre derrière la cravate mais je n’en portais pas, je rejoins le stand Hope afin qu’ils regardent à mes freins. Changement de plaquettes, quelques réglages et me voila paré pour la grande aventure. Pendant ce temps le reste de la troupe s’envoit quelques rotations suplémentaires sur les différentes pistes de Châtel.

A un près nous rejouions la Cène, mais pas de Juda autour de la sainte tablée cette fois mais de sacrés apôtres. Après nous être repus de spaghettis bolognaises nous décidons de découvrir la vie nocturne châtelanne et sa bière locale au basilic et citron et de fêter par la même occasion les trente ans de Florian qui nous offre la tournée. L’heure est venue de regagner nos fours, enfin nos chambres, le petit déjeuner étant programmé à six heures trente.

Gilbert : Membre de la section handisport du RAID

Au petit déjeuner on est loin de la tension que l’on peut ressentir lors de sorties comme le Roc d’Azur, là juste l’envie de prendre du plaisir… Seul John, sujet au vertige, est soucieux de sa réaction dans les télésièges et autres télécabines. La température frôle déjà les vingt-cinq degrès alors seuls, Fabrice et moi optons pour le casque intégral. Il ne nous faut que quelques minutes pour rejoindre le télécabine de Super Châtel que nous entendons démarrer alors que nous approchons. Nous serons parmis les premiers à nous élancer. Enfin tranquillement car les premiers kilomètres grimpent sur un grand chemin. Gilbert a pris de l’avance ayant abandonné l’assistance et ressorti le Zesty de derrière les fagots. Enfin nous descendons. La trace n’est pas des plus agréables, single défoncé au milieu de l’alpage et grands chemins. Un morceau de route nous fait franchir la frontière suisse dans le village de Morgins. Un nouveau tour de télésiège et nous voila au premier ravitaillement de Champoussin positionné au pied du télésiège de l’Aiguille de Champeys. Nous faisons notre premier repas de la journée, si on occulte le copieux petit-déjeuner servi par l’aimable personnel du Val Joly. Pour moi ce sera röstis valaisans comme quelques autres alors que certains préfèrent attaquer directement au houblon. Il est à peine neuf heures… Après quelques minutes nous grimpons sur le télésiège vers les Crosets. Arnaud est devenu l’ange gardien de John dans ces moments difficiles pour lui. Le soleil est de plus en plus présent. Gilbert profite du moment de pause dans le télésiège pour se badigeonner de crème solaire. C’est une fois descendu qu’il s’apercoit que son sac est resté sur le siège et redescend vers Champoussin sous les regards d’Arnaud et John hilares qui s’écrient :  » Regardez il y a un con qui a oublié son sac sur le télésiège ! « . Juste avant de voir que quelques sièges derrière Gilbert suit le même chemin… Ayant avisé Gilbert que nous avancions jusque Champéry où nous l’attendrons. Nous sommes sur la ligne de crête baptisée il y a quelques années  par des touristes américains  » the Place where Guitou remained frozen « . Nous nous recueillons quelques centièmes de seconde avant de nous moquer beaucoup plus longuement et roulons sur du grand chemin vers Les Crosets. Une option DH s’offre à nous, nous nous y engageons tous. En bas cela manque de fléchage. Nous avons le choix entre deux télésièges direction Morzine ou direction Champéry. Nous suivons logiquement Champéry. Au sommet nous ne trouvons pas plus de flèche. Juste un accès vers une piste de DH qui redescend vers le pied du télésiège. Nous suivons un chemin au hasard des paneaux indiquent Champéry et d’autres les Crosets mais aucune flèche des Pass’Portes. Nous décidons de retourner vers Les Crosets pour nous assurer de ne pas nous être fourvoyer. Mais non nous avons fait un tour pour rien. Cette fois nous nous dirigeons vers Champéry. Claude crève. Arnaud en profite pour tester la piste de DH de la World Cup. Après quelques virages relevés les gros sauts viennent à bout de sa témérité… Nous nous regroupons et continuons vers Champéry. Après un petit bout de route nous attaquons un long pierrier. Nous sommes secoués tels des pruniers poussant dans la région d’Agen. Spidercochon m’appelle deux fois mais je ne peux m’arrêter. Quand enfin je trouve un endroit pour me poser, je rapelle Gilbert. Il vient de quitter Champéry et se trouve dans le téléphérique. Nous nous sommes faits doubler sans nous en apercevoir… Je rejoins la troupe au ravito. Nous sommes quelques uns à avaler rapidement une raclette pendant que d’autres continus leur régime houblonné. Mille mètres plus haut, parcourrus en téléphérique, nous retrouvons Gilbert. Cette fois la troupe est reconstituée.

Les honneurs du site des PassPortes

Nous retrouvons le chemin où nous nous sommes égarés tout à l’heure. Gilbert, Florian, John et moi prenons le chemin soft alors que les autres empruntent la version couillue. Nous nous dirigeons vers Les Lindaret et sa tartiflette par le télésiège des Mossettes point culminant de notre parcours. Nous traversons une plaque de neige. Ca glisse. Je passe prudemment quand je vois PTR me doubler sur le dos glissant tel une tortue jetée par Yoshi dans une course de Mario Kart. C’est l’hilarité générale parmis tous les participants présents. Nous descendons par un sentier caillouteux, traversons de nouvelles plaques de glace avant de rejoindre Les Lindarets par un grand chemin traversé de fossés qui demandent une attention de chaque seconde. Il est à peine midi quand nous attaquons notre troisième repas de la journée. Nous nous rendons rapidement compte que nous ne sommes plus en Suisse. Pas de tri des ordures, nombre de tables insuffisant, queue pour accéder aux denrées… surtout à la bière ! Mais la tartiflette est bonne. Montée vers Avoriaz. Les chemins changent du tout au tout. Nous sommes maintenant dans des chemins typés bike park. Nous nous enflammons et ratons la bifurquation vers Morzine continuant sur la piste bleue. Nous nous trouvons au sommet du télécabine de Super Morzine et au pied du télésiège de la Zore. Nous avons deux options : descendre à Morzine en télécabine ou remonter vers Avoriaz pour retrouver le bon chemin. Ayant apprécié cette descente nous décidons de la réitérer. Nous nous retrouvons sans trop de difficulté. La deuxième partie de la descente est longue, pleine de cailloux et de gros trous. Nous arrivons en bas avec des avant-bras ayant doublés de volume. La liaison jusqu’à Morzine se fait par un large chemin où il a été placé un tuyau d’arrosage diffusant de l’eau pour nous rafraichir. A l’entrée de Morzine un thermomètre indique trente-neuf degrès. Le ravitaillement est moyen malgré une fondue au chocolat. Nous sommes en plein soleil. La boucle des Gets nous attend. Gilbert l’ayant emprunté du temps où il s’appelait encore Jean-Pierre me dit nous attendre à Morzine. John, Nordine et Claude décident de lui tenir compagnie.

Quel est le con qui a eu l idée ?

Nous avançons vers les télésièges du Pleney. Nous y croisons Yolanda Neff. Superbe descente entre chemins ludiques et bike park. Nous passons devant le ravitaillement sans nous arrêter. Mais qu’est ce que ça sent bon le BBQ… Nous remontons par le télésiège de Chavannes. Nous avons droit à une petite douche au karcher. Ca fait du bien ! Je me souviens de ce passage une grosse montée avec un portage. Mais les organisateurs ont modifié le parcours. Un sentier nous mène directement à une descente de huit kilométres et six-cents mètres de dénivelé positif typée bike park avec de belles flaques de boue bien collantes qui vaudront une chute à Fabrice loin de son précedent record. Yann crève pour la seconde fois. Garance étant devant nous le laissons avec Arnaud et continuons à descendre. Garance est sur le coté du chemin. A son tour elle a crevé. Le préventif semble avoir bouché le trou. Je tente de regonfler mais impossible. PTR claque une cartouche d’air qui ne regonfle rien. C’est au tour de Florian de faire de même. Nous démontons le pneu. Il y a bien un centimètre de préventif seché qui colle la valve. Impossible de la démonter. Nous interpellons les vététistes qui passent pour leur demander une pince. Un fini par s’arrêter mais ce n’est pas si simple. Le temps passe nous allons être court pour prendre le dernier télésiège avant la fermeture à dix-huit heures. J’appelle Gilbert pour lui dire d’avancer avec le groupe resté à Morzine. Fabrice et Arnaud partent les rejoindre. PTR, Florian, Reynald et moi attendons quelques minutes encore. Mais la valve résiste. Nous décidons de partir et de laisser Yann et Garance à leur bricolage. Pas la peine de tous rater la dernière rotation. Nous viendrons les chercher en voiture si nécessaire et de plus ils roulent plus vite que Florian et moi. Nous ne sommes plus que quatre. Nous finissons la descente vers Morzine et sans nous arrêter nous rejoignons le départ du Super Morzine. Les autres sont devant nous dans la file d’attente. Nous enchainons par le télésiege de la Zore. Tiens, tiens ne serions nous pas passés par là aujourd’hui. Cette fois nous basculons vers Les Lindarets. La descente est étroite et caillouteuse à souhait. Nous arrivons en bas avec les avant-bras en feu. Les autres sont encore devant mais avec beaucoup plus de monde entre nous. Je laisse mon vélo et vais chercher des boissons. Je retrouve Fabrice qui ne parvient pas à emporter les six gobelets de bière pour servir ceux qui sont dans la file. Je l’aide et nous ramène des cocas. N’est pas zytholoque qui veut… Jusqu’à là nous sommes dans les temps mais il nous reste que vingt minutes pour rejoindre le Pré La Joux. Mission impossible !  Yann et Garance arrivent derrière nous dans la file. P….. ils ont avionné ! Nous montons enfin dans le télésiège. Descente vers la dernière étape. C’est du bike park. Le Panoramic s’offre à nous. Piste verte que du bonheur pour nous ! A notre arrivée nous voyons que les télésièges tournent encore. Ouf ! On va éviter le retour à la pédale sur la route. Alors que nous arrivons vers le sommet nous voyons Gilbert et John passer dessous. Ils ne sont pas très loin. Le retour vers Châtel et roulant mais caillouteux. En fait comme tous les chemins dés qu’on quitte les bike parks. Reynald et PTR se tirent la bourre Florian, Yann, contrairement à son habitude, Garance et moi roulons tranquille. Nous rejoignons John à l’entrée de Châtel. Je propose la traditionnelle photo au bord du lac de Vonnes. Il fait très chaud. Dommage que la baignade soit interdite. Plouf ! J’ai glissé, chef. PTR et John me rejoint ainsi que le téléphone de PTR qui malheureusement ne sera pas sur la photo faisant une apnée au moment de la prise de vue. Un grand nombre de vététistes attendait un signe pour se jeter à l’eau au sens propre car ça devient du grand n’importe quoi. Ca saute dans l’eau dans tous les sens,  certains faisant même du Water Jump avec les vélos… Nous posons pour la postérité et nous nous éclipsons avant l’arrivée de la Gendarmerie.

Je suis cuit je ne rêve que d’une chose boire une bière. Mais je me dois de passer sur le stand Hope pour les féliciter du réglage de mes freins arrières qui sont bloqués de plus de soixante kilomètres… Le mécano regarde. Tente de faire tourner la roue. Me regarde l’air dubitatif. Me dit   » tu as roulé comme cela ? « . Je me redresse un sourire aux lèvres pour masquer la douleur dans mes cuisses. Il touche mes freins. Se brule. Ca sent la viande cuite à point. Je commence à avoir faim. Vide une bouteille d’eau dessus. Toujours coincé. Il me dit « Je crois que mon diagnostic d’hier n’était pas bon ! « . Je prends rendez-vous pour demain. J’ai trop soif ! Juste le temps de prendre une douche et je retrouve les autres autour du repas. Cool une tartiflette et de la bière ! Nous nous gavons comme si nous n’avions pas mangé de la journée… Si dans astérix les aventures se terminent autour d’un sanglier, les nôtres se terminent souvent autour d’une bière. Nous ne dérogeons pas à la règle avec des verres à la taille du plaisir que nous avons pris lors de cette journée.

La journée du dimanche reste anecdotique. Garance et Yann testent des VTTAE chez Scott. Arnaud, Claude et Nordine se dirigent vers le bike park du Pré La Joux. Gilbert, PTR, Fabrice et John partent tôt pour finir leur découverte de l’Europe. D’ailleurs si quelqu’un les croisent remettez les sur le bon chemin. Florian et Reynald trainent sur le salon et moi je campe devant le stand Hope en attendant de récuperer mon vélo avec des freins débloqués…

Après deux éditions sous la pluie je ne me souvenais plus du bonheur de rouler aux Portes du Soleil. Bien sûr tout n’est pas parfait, les chemins suisses sont ininterresants techniquement, à part les deux passages DH, mais quels paysages magnifiques du moment qu’on sache lever le nez. La descente sur Morzine est vraiment très longue et violente, le pierrier vers Champery et aussi très usant mais le VTT ce n’est pas que des pistes shapées. Mais cette édition 2019 aura surtout été marquée par la superbe ambiance qui a régnée durant tout le week-end.

One thought on “Pass’Portes 2019

  1. Fabrice

    Génial et rapide CR… J’ai bien fait de ne pas me proposer pour le rédiger, je n’ai pas retenu la moitié des noms de lieux, il aurait fallu que je cherche sur les cartes. En tous cas, je plussoie pour la bonne ambiance, excellente même voire hilarante et pour la beauté des paysages.
    Et encore merci Laurent pour l’organisation qui nous permet d’arriver comme des touristes et de nous poser sans se poser de questions, on a juste à profiter du séjour et du VTT.

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