PTR se voit pousser des courtes manches à BEHEME …

Ne pouvant rouler dimanche j’envisage de participer à la nocturne de BEHEME ce vendredi  4 mai. Faire 90Km de trajet pour une trace de 37 n’est guère « rentable ».  Par contre, se manger 2 fois la boucle devient pertinent.  Je ne prendrai ma décision qu’au dernier moment mon agenda du jour étant bien chargé.  Je rentre pile à l’heure pour enfiler mon costume de raidar et charger le bike.  Ayant eu PTR au téléphone entre temps, je m’arrête en périphérie sedanaise.

Après une heure de route et l’ouverture du parapluie pour le récit de la GTL nous apparaissons à 18H20 à l’ancienne école pour  les formalités d’usage. Tous deux nous faisons vœux non pas de chasteté mais de rouler sagement la trace risquant d’être rapide sur la partie commune à l’ensemble des parcours.  Le profil montant des premiers Km nous aident à respecter notre engagement d’autant plus que mes jambes sont restées au placard. Ce début est prometteur ; sous un agréable soleil chemins et singles ludiques se suppléent. J’emboite le pas à un participant nous doublant à la vitesse d’une 103 à la culasse limée. Après quelques grimaces PTR me recolle. Les racines rendent parfois technique la progression.

Après une dizaine de Km en sous-bois sauvage nous posons nos crampons en plaine sur les hauteurs d’Anlier pour profiter d’un splendide coucher de soleil. Si les chemins sont relativement plats un vent de face ne favorise point la récup. Un peu plus loin le 1er ravito nous tend banane, orange, gaufre, barre de céréale, chip, gâteau chocolaté, cacahuète et sirop. Après  un brun de causerie nous repartons par une longue descente. PTR gobe une mouche. 2 grrr, 3 beuk, et 5 ptfff ne changeront rien. Seuls 4 croc croc crac suivis d’une déglutition viendront à bout de la bestiole.  Au plus profond de la caverne d’Ali Baba la mouche volante a désormais comme seul avenir la descente à la station dépuration après transit sous 24H par la sortie des artistes. Remonté à bloc par ce brachycère, PTR se voit pousser des ailes et s’envole dans un long single sinueux en faux plat montant. De mon côté je bas plutôt de l’aile. La longue descente qui suit permet de se refaire une santé. Un virage à 180° et ça remonte. Je prends les devants et élève la cadence. Si la pente n’est pas énorme elle se fait tout en relance. Nous retombons dans des bois plus sauvages avec quelques montées plus raides mais courtes avant d’aboutir au 2d ravito aussi garni que le précèdent.

La reprise emprunte un long goudron descendant avant de pénétrer à nouveau dans les bois. Un parcours assez roulant entrecoupé de belles bosses sur des chemins forestiers ou passages sur des talus nous fait appuyer sur les pédales chacun notre tour malgré nos promesses. A l’arrivée le GPS indique une moyenne de 18Km/H.

Nous rechargeons notre poche à eau ou bidon avant de repartir sur le 37Km. PTR commence à se charger le buste d’une veste. Je l’informe que je reste en manche courte car le début s’avère réchauffant. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué (heu.. ? si je sais) il se retrouve bras nu à 13° et me demande de lui enfiler le Gamex dans sa poche arrière. Déjà chauds nous montons plus aisément. Par contre, la pénombre rend un peu plus délicat les passages de racine. Nous finissons par allumer nos bougies. PTR impose un rythme soutenu jusqu’au 1er mur commun à la rando des Châteaux d’Houdemont. Cette fois ce ne sont pas des participants à l’arrêt qui nous font pauser pied à terre mais les racines à peine visibles malgré l’éclairage. PTR continue devant. Je suis à la peine pour rester dans sa roue et lâche du lest. Nouveau bavardage au ravito et nous redescendons bouche fermée. PTR me propose de ralentir le rythme. Les jambes revenues j’accède sournoisement à sa demande en appuyant furieusement sur les pédales dans le single montant. J’en ajoute une 2ème couche dans la montée toute en relance. Seule ma loupiote éclaire la trace. Au 2d ravito un grand feu est allumé. Malgré les 8° et la pleine nuit mon compère est toujours bras nu et même pas sans dessous dessus. Connaissant la longue descente en macadam qui arrive nous revêtons le Gamex.  Comme 2 gamins ou 2 vieux orgueilleux quand l’un relève le pied l’autre l’enfonce. Le rythme devient progressivement effréné. Dans le final PTR profite des descentes pour porter l’estocade et moi  des montées en relance. Finalement c’est côte à côte que nous arrivons avec la banane dans la cour de l’ancienne école. Nous y apercevons Michel LIEGEOIS que nous saluons. Après avoir échangé quelques mots nous nous changeons avant de retourner au pain saucisse. Nous l’avalons tout en discutant avec le tenancier du 1er ravito de retour à la maison. Comme pour tout bon moment le temps passe vite. Nous nous apercevons qu’il est presque 1H du mat et donc temps de reprendre la direction de la France. Aussi, nous ne passerons pas par la case buvette de la salle de classe. Lors du trajet de retour je ne sais combien de « je me suis régalé » ou « un pur régal » ont été prononcés. Il est certain que la moyenne pour les cimes de Waine sera bien différente et nous avons à l’avance mal aux jambes.

 

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