La first de ma live …

Il est 5h45, Flize s’éveille……

Le rendez vous était pris avec Choco pour 6h30 afin de nous rendre à la randonnée des 7 bosses. Après une heure passée de téléportation, nous arrivions dans le fond du village de Messancy où notre histoire prend vie ce 22 Avril. Nous rejoignons Hérvé qui est chaud comme une baraque à frites et Cacal qui semble être remonté comme un coucou Suisse.

Comme pour nous offrir un peu de jeunesse avant l’effort, l’accueil et les inscriptions prennent place dans la cour de l’école du village. Nous choisissons le 60km qui nous promet 1250m de D+. (Pour ma première longue distance, je suis heureux que les anciens jeunes ne m’incitent pas à tenter le 80….).

Nous prenons donc la direction indiquée pour un lancement sur route vers la verdure.

Le rythme est donné lorsque, dans les premières montées en forêt, Choco ôte l’épaisseur à manches longues et l’on voit ainsi disparaitre Cacal et Hervé sur une moyenne approchant les 20 km/h…. Le parcours est très diversifié. On passe sur du grand chemin, du single, un tas de graviers et un bon morceau de gazon. Nous remarquons avec bonheur que l’esprit des 7 bosses est bien proche de l’esprit des Raidars ! Il y a un chemin ? On va passer à côté alors ! Oh ?! Une bosse, un trou ! Youpi ! On passe par là ! Les 7 bosses sont donc joueurs…. Joueuses ????

C’est ainsi que nous arrivons au premier ravitaillement ! ORVAL épuisée !!!! Noooooooooooonnnnnn ! Mais nous retrouvons notre Hervé national. Il nous raconte sa séparation difficile avec Cacal malgré une fréquence de pédalage soutenue. Nous nous contentons donc de morceaux de chocolats, de pain d’épices et de jus de sirop (oui c’est nouveau). La Kamikaze, une descente réputée descendante, est une formalité pour relancer les raidars sur le parcours.

Le second segment est plutôt roulant et les gps nous indiquent tout de même que le D+ ne s’incrémente que peu pour le moment…. Ce n’est pas bon signe…. Les kilomètres passent, et je vois les « jeunes » de devant qui ont des jambes. Hervé disparait de nouveau dans un nuage de fumée dû à la grande motricité de sa roue arrière presque en feu… J’ai envie de jouer et j’ai l’impression d’avoir les jambes mais ma conscience me modère pour atteindre l’objectif de la journée ! (objectif : 60km et prendre du plaisir…. Souffrir, oui, mais avec le sourire !).

C’est ainsi que nous arrivons au second ravitaillement après quelques passages de single en descente extrêmement ludiques et rapides, un vrai bonheur, et une montée moitié bitume, moitié sentier. On retrouve de nouveau notre Hervé les doigts de pieds en éventails, un verre de digestif à la main (ce n’est peut être pas un digestif….. ah si ! C’est vert, ce doit être un get 27). Nous profitons pour l’accompagner et nous restaurer avant de continuer. Un bénévole souriant (comme tous les bénévoles du jour, d’ailleurs) nous indique que nous repasserons les voir après une boucle de 13km. Nous ne leur faisons pas la bise mais nous partons à l’assaut de la suite de la montée sur d’un bon coup de pédale.

Arrivés au sommet, nous nous lançons sur la partie de parcours que j’ai préféré. Une première partie de singles style trous d’obus. Difficultés techniques accessibles même pour Choco, des montées, des racines, des relances, des descentes, il y a tout ce qu’il faut pour prendre un grand plaisir. Hervé en profite pour s’évader en coupant un virage…. Nous ne le reverrons plus……

Nous enchainons avec de belles traces. Le parcours est vraiment hyper plaisant. Nous nous prenons au jeu des relances et des cotes qui piquent les cuisses. Le rythme que l’on donne est plutôt dynamique et nous ne sommes plus à l’économie des cuisses. Le maitre mot sur cette boucle, plaisir !!!! C’est ainsi que nous regagnons le ravitaillement numéro 3 (ou 2 bis) en notant qu’une bonne partie du D+ annoncé avait pris sa place sur ces derniers kilomètres. Les premiers signes du syndrome de la jambe molle se font ressentir. Ils sont discrets, mais ils arrivent.

Finalement, on l’a retrouvé une nouvelle fois notre Hervé. Frais comme un gardon, il sert avec les bénévoles…. Il leur a servie l’apéritif et commence à souffler sur les braises su barbecue. C’est un raidar en or cet homme.

Après de longues discussions, nous réussissons à attirer notre Mister H avec nous pour emmener nos montures jusqu’aux 7 bosses annoncées comme notre dernier ravitaillement à 1,5km de l’arrivée. Nous resterons ensemble tous les 3 jusqu’au bout. Le parcours est sinueux pour cette dernière boucle droite (je ne voulais pas dire « cette dernière partie » et je dis ce que je veux). Le dernier D+ à gravir est de 250m environ et seront passés en 2 fois. (Une montée longue sur le bitume d’un village finissant sur un single montant d’un degré de pente très intéressant, puis sur route de campagne où nous raidars mettons de l’entrain et doublons nombre de participants des petits parcours poussant le vélo en plein soleil.). Peu de difficultés techniques sur cette partie mais les quelques talus à passer signalent quelques crampes prêtent à bloquer les mollets.

Une dernière intersection annonce la couleur. « Dangereux » à gauche, « poules mouillées » à droite. On retient Choco de partir à droite….et on se lance vers l’aventure dans l’autre direction. Nous suivons un single qui longe les hauteurs de la forêt guidé par le bruit d’une musique de plus en plus forte. Le dernier panneau « descente dangereuse » met fin au suspens. Sans réfléchir comme je sais si bien le faire et sans pause pour ne pas perdre Choco, nous nous lançons à l’assaut des 7 bosses. Une succession de 7 bosses (je suis sérieux oui….) ou plutôt 7 trous qu’il nous faut descendre à toute vitesse et avec les fesses serrées pour rejoindre le dernier ravitaillement.

C’est dans une bonne ambiance que nous partageons la sangria de l’amitié entre raidars et regardons nos congénères à jambes poilues descendre et sauter dans ces 7 bosses avant de regagner l’arrivée pour s’abreuver d’une bonne bière belge avant de regagner nos pénates.

On raconte que Cacal a été happé par la nature et serait devenu un arbre robuste et fier. Pour ma part, ce fût un excellent premier 60km pour moi avec des raidars au top pour partager ce moment. Randonnée à conseiller fortement (par temps sec tout du moins)

(Texte original de Cyril)

3 thoughts on “La first de ma live …

    1. Cyril

      Je n’ai jamais compris pourquoi l’eau faisait partie de la recette du perroquet d’ailleurs…
      Merci pour vos encouragements les filles

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