Un bien bon 69

Arnaud préférant jouer la carte locale avec la rando de Givet, Hervé plus riche en heure de vol qu’en heure de roulage, et Laurent guettant la nuit de noce par la lorgnette, c’est uniquement avec PTR que je prends la direction de Rulles. Connue pour ses bulles houblonnées, cette bourgade est aussi réputée pour son Raid des 4 Fils Aymon. J’imagine si cette organisation devait se déplacer à Gouvy (royaume de la Lupulus) la modification de dénomination ; la Raide des 4 Fils de la Raymonde. J’ai effectué une recherche sur Google afin d’en savoir plus sur Raymonde. En fait, il s’agit de la cousine germaine d’une courtisane qui chaque année prend ses quartiers d’hivers à Larchant et connue sous le pseudonyme de la grosse Lulu. Si des éléments historiques du Raid vous manquent pour intégrer ces insinuations tapez « 1 ». Pour les autres tapez « 2 ».

« 1 » : Désolé notre service de renseignement est en maintenance veuillez consulter les CR précédents (soit plus de 300)

« 2 » : Si vous souhaitez obtenir le 06 de la grosse Lulu tapez « 3 »

« 3 » : Désolé la grosse Lulu est en maintenance

Après ces élucubrations il est temps d’en venir au 69 … chrono sur lequel nous sommes engagés. Après avoir tenté en vain de trouver Michel, le webmaster du site VTT de l’école d’Houdemont, nous montons sur le podium de départ. Les premiers km empruntent des chemins connus comme par exemple celui où un raidar en semi-rigide (mince mais qui était-ce ..?) avait cassé sa chaîne nous imposant une succion sanguine par des taons nourris aux OGM. Pour rester dans la roue de PTR je suis obligé d’être à fond le diesel n’étant pas encore chaud. Mon GPS indique plus de 25Km/H malgré les longs faux plats ascendants. Je lui remémore ses recommandations durant le trajet de partir tranquille. Il monte d’un pignon et je retrouve un demi poumon. Mais mon partenaire de bike a une fourmilière dans chaque jambe. Je lâche du lest et récupère mon léger retard dans les ascensions plus rudes. Nous apercevons le 1er ravito prêts à nous sustenter. S’il se trouve à 100 mètres de notre gosier la trace nous fait bifurquer à gauche pour une boucle de 2,5 Km. PTR digère bien plus aisément cette blague que celle du « ravito dans 400 mètres » de l’Elsass’bike. Après un arrêt éclair nous repartons par une montée. Nous empruntons parfois de l’Asphalte. Ces parties certes roulantes, nous imposent quand même d’appuyer sur les pédales pour parvenir en haut. Le rythme de PTR ne baisse guère. Je relève un 18.6 de moyenne au 2ème ravitaillement.

Cette fois nous entrons dans le vif du sujet. Les chemins deviennent plus sauvages et le sol plus collant. De nombreux singles se succèdent. Sur un d’entre eux une racine masquée m’envoie la roue avant à 30 cm de la trajectoire espérée. A peine le temps de récupérer la situation que ma roue arrière dessine une virgule d’un bon mètre. L’élan me permet de rester en selle et m’évite ainsi le point d’exclamation. Dans ce profil beaucoup plus pentu c’est à mon tour de mener le train. PTR retrouve le sourire dans la partie mythique du RD4FA (franchissement de talus à répétition). La suite n’est pas favorable à qui est à la recherche du 2d souffle. Aussi, j’évite la moindre chocovanne lorsque l’inclinaison monte aux cieux pour contourner le célèbre « Roc ta gueule ». Je prends les devants dans les ascensions et Philippe 2 me rejoint dans les descentes. Dans un pétard avec ornières et cailloux je peste après un VAE qui en me doublant me coupe mon itinéraire. Je pose pied à terre avant de repartir quelques longueurs plus loin. PTR retrouve de la condition. J’en profite pour envoyer les watts musculaires jusqu’à l’avant dernier ravito. Je prends 30 secondes supplémentaires pour m’enfiler une seconde part de gâteau de riz.

Nous passons par la montée de la rando des châteaux d’Houdemont mais en sens inverse c’est à dire qu’aujourd’hui ça descend. Au passage d’un gué PTR s’y lance comme un guerrier. Nous nous relayons jusqu’au 4ème ravitaillement où les parcours de rando nous rejoignent. Certains de ces randonneurs nous offrent des points de mire pour augmenter notre vitesse. Nous en doublons bon nombre dans les passages techniques. A 5 Km de l’arrivée je suis la tradition. J’envoie tout ce qui reste dans les jambes. Nous finissons sur le podium à 2 secondes d’intervalle.

Un pain saucisse pour moi alors que PTR préfère préserver son corps de rêve de toute matière grasse. J’en profite pour chercher Michel mais toujours sans succès. Courageux mais néanmoins fonctionnaires nous nous asseyons à une table de la buvette. Lorsque nos voisins nous quittent nous les rappelons pour les informer que l’un d’entre eux a oublié son casque. Mais le propriétaire n’est pas dans ce groupe.  Nous regagnons le véhicule en marchant la danse des canards ravis de cette 18ème édition du RD4FA.

2 thoughts on “Un bien bon 69

  1. Ptr

    Superbe récit de choco le magnifique ! Très dur de chopper le second souffle quand le choco envoie dans les montées et qu’il fait les descentes…lol

  2. Arnaud

    Super les gars vous avez du vous éclater plus que moi. Parcours fade et chiant sur givet (pire que l’année dernière) mais il pique les pattes quand même. Donc au final Mission réussi mais pas sur d’y retourner un jours

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