Trop bon, mais trop de cons

Ce dimanche nous nous étions donné rendez-vous à Villers-Marmery pour la randonnée des Virades de l’Espoir dont le but est de recolter de l’argent pour la recherche sur la mucoviscidose. L’évènement situé un peu loin de nos bases nous étions peu nombreux à répondre présent. En plus de nos deux presque-marnais, Mister Merguez et PTR s’étaient joints à moi. Nous faisons la route tous les trois et passons notre temps à surveiller le ciel qui menace à chaque instant de déverser des trombes d’eau sur le coin de notre groin.

En arrivant à Villers-Marmery nous constatons l’affluence des grands événements :  Nous sommes parqués à l’extérieur du village. Stéphane et Thierry viennent d’arriver. Je donne un sac de noisettes à l’écureuil et nous filons aux inscriptions. On donne 5 euros et on nous donne un livret. Personne ne nous demande notre nom ou aucun autre renseignement…

A peine sommes nous partis que le chemin s’élève. Comme cela devient une habitude j’ai oublié de mettre en marche mon GPS. Je demande à Thierry nous avons parcourrus 700m, ça m’a paru plus c’est vrai que ca grimpe bien. Nous montons au train. La grimpette est longue, plus de quatre kilomètres. On sent déjà que Yannick n’est pas dans un grand jour. Le parcours est plaisant il alterne entre chemin large et sentiers techniques. La pluie a décidé de nous laisser « balader en paix » comme aurait pu le chanter Stéphane. Pas le nôtre mais l’autre que nous nous aurions bien aimé avoir au club mais il était trop cher… Nous ne quittons que rarement les bois que pour traverser quelques vignes. Nous apercevons Verzy, Verzenay ou encore Mailly-Champagne. Quelques passages sont chauds : marches, racines, cailloux ou pentes verticales. Je regrette ma tige télescopique. Yannick a de plus en plus de mal à nous coller aux basques malgré que nous soyons tous ardennais. Le parcours est vraiment sympa mais malheureusement beaucoup de participants se prennent pour des « champions du Monde » comme le dirait Catherine. Plusieurs fois nous nous faisons bousculer ou accrocher le cintre. Dans une montée, alors que nous suivons un participant qui monte doucement, nous entendons derrière nous des remarques désobligeantes dans notre dos. Le blaireau, espèce invasive comme nous l’indique un panneau sur le parcours, tente un dépassement dans le fossé où il se retrouve vautré au sol. Mais cela ne le calme pas est il fait la même chose quelques mètres plus loin. Au moins il sera calmé pour quelques minutes… Au dessus de Mailly nous lui proposons de finir sur le plus petit parcours qui doit bientot rejoindre le grand avant de se séparer de nouveau. Il accepte de bonne grace. Nous traçons donc notre chemin jusqu’au ravitaillement. Les particpants ont laissé leur vélos en travers du chemin et discutent en groupe bloquant l’accès à la sainte table. Là c’est un peu la déception quelques biscuits Prince, quelques fruits secs et des quartiers de pommes sans doute en hommage à notre ancien président. Nous ne nous attardons pas. De nouveau nous nous retrouvons confrontés aux autochtones belliqueux. Je me retiens plusieurs fois de donner un coup d’épaule assorti d’un « Oups, pardon ! » quand certains me double en me frolant. Mais je reste zen…

Le parcours reste toujours aussi joueur et aussi valloné. Un passage s’avère difficile. Stéphane passé le premier m’avise que c’est glissant. Trop tard je suis sur le cul. Un participant me double et se vautre. Je reconnais un mawhot. En fait c’est Joe qui glisse comme un gros sac jusqu’à ce qu’un arbre l’arrête. Fils s’arrête a coté de moi pour me dire bonjour. PTR suit le même chemin que Joe malgré les avertissement de Stéphane… Nous continuons le chemin avec les mawhots. Si nous les accompagnons en montée dans les descentes nous c’est une autre histoire. Nous les laissons partir… La fin du parcours est toujours aussi sympa si ce n’est les derniers hectomètres que nous faisons sous la pluie. Le sol est devenu très rapidement glissant. J’utilise ce mot faute de mieux car nous avons plus affaire à une séance de patinage que de VTT. Alors que je me pause quelques instants pour mettre mon coupe vent/pluie Stéphane fait de la prévention ce qui n’empêche pas certains participants de finir la descente sur une partie de leur anatomie qui devrait en théorie se trouver posée sur la selle. La pluie redouble alors que nous arrivons à la salle. C’est bindé de monde. Malgré la proposition de Yannick de nous payer une bière nous préférons nous changer rapidement dans le froid et sous la pluie pour regagner la chaleur de nos foyer.

Je ne connaissais pas cette randonnée et je n’ai pu qu’être enthousiasmé par ce magnifique parcours mais encore une fois dommage d’avoir croisé autant de cons !

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