Givet mais ça fait mal !

Après la déception de la randonnée de Maubert-Fontaine j’hésitais à proposer une nouvelle randonnée ardennaise à mes compères. Mais vu le peu d’organisation dans les Ardennes je me décidais à me rendre à Givet. Mon message sur le forum ne recueillit que les réponses de ChocoBob partant pour me suivre dans la vallée et Stéphane qui durant ce week-end changeait ses roues de 29″ pour des 38″. Les autres raidars se trouvant très certainement plongés dans une léthargie estivale…

La route étant un peu longue pour rejoindre la pointe nous décidons de partir à sept heures afin d’être assez tôt sur place et de rouler avant les fortes températures. Alors que nous traversons Revin, nous tombons sur une déviation. Nous ne pouvons traverser Fumay et devons passer par Monthermé pour rejoindre la ville de Charles Quint et son célèbre fort. Sur la route ChocoBob reçoit un SMS que la haute technologie lui permet de faire lire la voiture. Le message est le suivant :  » Bienvenue en Belgique. Pays 4 grammes ! « … Ca promet !

Il est huit heures quarante-cinq quand nous enfourchons nos montures. Je pense à démarrer mon GPS alors que nous avons déjà parcourru sept cents mètres. La première difficulté est l’ascension du fort de Charlemont. C’est bitumé ! Inintérressant mais ça fait quand même cent-vingt-six mètres… Nous traversons le fort sous l’oeil de cerbères vérifiant que nous ne dévions pas du ruban goudronné. Nous sortons de l’autre coté pour prendre la route vers Foisches. Un grand chemin nous amène au chateau de Hièrges siège du premier ravitaillement après douze kilomètres. Nous empruntons le GR654, bien connu par les raidars ayant parcourrus le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Nous imortalisons cet instant.
Nous voilà à Vireux. Les organisateurs ne nous ont pas épargnés. Sans quitter la commune nous enchainons quatre ascensions de plus de  quatre vingt mètres avec de beaux pourcentages. Le coin est sympa avec un passage dans une carrière, un site gallo-romain et une escale technique au point de vue du Mont-Vireux. Après la déception des premiers kilomètres nous prenons du plaisir sur cette section. Nous traversons la Meuse et la longeons quelques kilomètres avant de nous enfoncer dans le bois du laurier. Après les quatre montées de Vireux nous pensions pouvoir un peu souffler mais que nenni nous nous retrouvons dans une montée caillouteuse de trois kilomètres à dix pour cent. Choco se joue des difficultés comme un cabri. Je peine et pose le pied à terre à plusieurs reprises pour reprendre mon souffle et laisser refroidir mes cuisses. Je maudis mon 32 x 42. Je parviens tout de même au sommet et nous rejoignons le deuxième ravitaillement. Nous discutons avec les organisateurs qui nous expliquent les difficultés à obtenir les autorisations de passage. Ils nous indiquent également que nous avons maintenant le droit à une boucle de douze kilomètres dont une descente en single de cinq kilomètres et trois-cent-dix mètres de dénivelé négatif. J’en profite pour me refaire une santé. Mais à peine au point bas le profil remonte violement : huit cents mètres à quinze pour cent. Nous enchainons par deux kilomètres et demi à huit pour cent. Cette fois je suis cramé. Nous revoilà au ravito. Les organisateurs nous indiquent que les vingt-cinq kilomètres restant sont beaucoup plus faciles…
Il est vrai que la descente vers Landrichant est super plaisante avec du sentier de dix kilomètres à profil majoritairement descendant. Nouveau ravitaillement que nous faisons rapidement. En repartant, nous nous trompons de direction. Les organisateurs nous remettent dans le droit chemin. De nouveau du sentier avec quelques petites bosses tranquilles. Nous arrivons à Flohimont. Nous avons le choix entre un retour soft de trois kilomètres ou le parcours « normal ». Au point ou j’en suis autant se faire mal jusqu’au bout. Après une première bosse caillouteuse nous nous retrouvons sur le parcours de l’épreuve XC du Nichet. Ca grimpe fort et ça descend encore plus fort avec des cailloux  et des épingles. Enfin nous retrouvons du chemin plat pour les derniers kilomètres.

Quand nous arrivons nous avons l’impression d’avoir ramassé les flèches vu le peu de voitures restant sur le parking. Les trente degrès ne nous donnent même pas envie de boire une bière et nous rabattons sur une boisson soft.
Il n’y a pas à dire cette randonnée était belle, technique (surtout en montée) juste ce qu’il faut, physique et bien organisée. Cette semaine je peux le dire les absents auront eu tord. Le retour se fera une nouvelle fois par le chemin des écoliers ce qui fait qu’il est presque l’heure du thé quand ChocoBob gare sa voiture devant sa maison.

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