La première ça pique toujours

Dernière montée de la journée. Elle piquait bien !

En ce deuxième jour de l’année ce fut les vieux qui se mirent à l’ouvrage pour ouvrir 2019 après avoir laissé les jeunes clore l’année 2018. Quand on sait que Stéphane faisait baisser fortement la moyenne d’âge pas de doute on était dans une cuvée réserve. Mais à ne pas en douter on avait affaire à un grand cru. Rendez-vous pris à l’arrache avec PTR, ChocoBob et Stéphane, on avait décidé de partir du Bannet pour gagner les terres de Sa Majesté. Prêt à partir, nous patientions en faisant la causette avec quelques lézards venus rouler avec leurs progénitures inscrites à l’école de VTT du Sprint Club afin d’attendre PTR. Celui-ci est arrivé en compagnie de Fabrice rencontré au détour d’une rue givonnaise. C’est donc renforcé d’une unité que nous nous élançons non sans nous être échangé nos voeux et surtout de bon ride pour la nouvelle année.
Nous avons attaqué par la longue montée menant à La Chapelle afin de nous échauffer. Nous avons enchainé par du sentier boueux afin de rejoindre l’ancien poste frontière et la route forestière qui nous a permis de gagner la Ferme des Mouches. Une descente et une erreur d’aiguillage plus tard nous sommes arrivés sur l’ancienne route de Sedan au niveau du Moulin de la Falize. Pas de problème je décidai de prendre une option différente et de couper le tour de Bouillon afin de passer par l’arboretum pour rejoindre le camping Halliru. Malheureusement Fabrice avec ses chevaux électriques avait pris les devants, nous aiguillant vers la Ramonette. C’est donc les cuisses brulantes et le souffle court que nous parvenions au point de vue sur Bouillon. Comme toujours nous n’avons pas regretté le détour et profité du panorama. Alors que Fabrice et PTR nous proposaient, la descente en lacets mes pneus fortement encouragés par moi-même déclinèrent l’offre au grand soulagement de ChocoBob. Nous gagnèrent finalement l’arboretum et c’est avec un grand plaisir nous avons descendu le camping pour gagner les bords de Semois : Côte que nous empruntons habituellement dans son sens ascensionnel et qui cette fois nous paru beaucoup plus facile.
La balade en bord de rivière fût l’occasion de frôler le bain à plusieurs reprises, les racines et rochers rendus glissant par le temps humide. Mais comme le disait le grand Padmasambhava :  » Plus bas tu descendras, plus longue sera  ta montée à moins que tu prennes le bus « .  Comme aucun bus ne pointait sa calandre à l’horizon, nous n’avons pas d’autre choix que de nous carboniser un  peu plus les cuisses. Stéphane qui n’avait pas rouler depuis le balisage du Téléthon commence à souffrir. Mais un écureuil blessé n’en est que plus déterminé… Trois kilomètres plus loin nous étions enfin à Corbion. Plus que quelques hectomètres et nous étions de retour en France. Mais j’avais oublié que pour éviter la route j’ajoutais une centaine de mètres au dénivelé. Même si je ne ressentis pas l’enthousiasme chez mes compagnons de route personne ne lâcha. Cette dernière montée était sans doute la plus difficile car en plus des ornières sous les feuilles se cachaient des racines et des gros cailloux. Enfin nous arrivèrent à la terre promise. Il ne nous restait plus qu’à nous laisser glisser vers Olly où Fabrice nous abandonna pour regagner directement ses pénates. Je proposai à Stéphane deux options pour les quelques derniers kilomètres : une route plane ou un chemin défoncé et une petite centaine de métres de dénivelé positif en plus. Le choix fût vite fait : une fois n’est pas coutume mes compères choisirent la solution de facilité.
Parvenus en bas du Bannet, ce fût au tour de PTR de nous laisser. Comme il me manquait neuf cents mètres pour faire un compte rond,  je guidai donc les deux derniers mohicans sur les sentiers de la base de loisirs. Alors que nous nous étions tous bien tenus jusqu’à ce moment là ChocoBob finit la sortie par une belle chute. Une fois  le compteur ayant dépassé la trentaine il était temps de rentrer. Le froid ayant fait son retour et ChocoBob ayant oublié ses cigarettes nous ne nous attardâmes pas sur le parking.

 

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