Le décrassage des zoufs

Au lendemain d’un dimanche de pentecôte nous étions trois fidèles à aller chercher le Saint-esprit du VTT à Harinsart. l’apôtre Philippe, évangélisateur de Balan et de la Forêt sedanaise, Laurent des Ayvelles,  ChocoBob et martyr de la Vanne et moi-même, Laurent de Nouvion, docteur du VTT, supérieur général des Raidars. Dans un échange de service, je passe prendre Philippe, qui m’a emmené hier à la Val d’Or. A huit heures vingt nous retrouvons ChocoBob sur un parking herbeux. Le temps d’accomplir les formalités d’usage nous prenons notre vélo de pèlerin et la route par la même occasion. Le parcours est identique à ce que nous connaissons déjà. Heureusement cette année nous n’avons pas,comme en 2013, à mettre les palmes et tubas pour faire les premiers kilomètres.
A notre grand bonheur nous découvrons de nouveaux chemins et quels chemins ! Du single, du vrai, du bon ! Du sentier gavé de racines, de mousse glissante et de mares de boue ! Nos séants marqué par les kilomètres de la veille n’en demandaient pas tant… Certains passages nous obligent à des prouesses techniques ou à beaucoup de chance pour nous sortir de certaines situations. C’est donc avec bonheur que nous arrivons au premier ravitaillement.
Un panneau nous indique que le prochain ravitaillement est dans 26 kilomètres. Un long chemin pour nos jambes encore marquée pas les efforts. Deux jeunes femmes nous doublent à la vitesse d’un Concorde décollant au dessus de Gonesse. L’orgueil de mâle de ChocoBob et PTR ne résiste pas. Ils mettent un point d’honneur à les rattraper, de rouler devant quelques minutes avant de jouer la carte de « Nous devons attendre notre collègue qui n’est pas aussi fort que nous alors nous allons vous laisser ! »… Si les chemins se sont faits plus roulant depuis le ravitaillement, les montées sont bien présentes. Après avoir brillé devant les demoiselles notre ChocoBob s’éteint tel une étoile filante. Les montées ne lui suffisent plus pour nous recoller. Les kilomètres défilent. Trop vite car, nous avons attrapé le syndrome d’Arnaud, nous perdant comme la veille. Cette fois pas d’excuse à trouver car le balisage est nickel. Il faut juste que nous levions le nez du guidon. A quelques kilomètres du ravitaillement nous décidons de laisser ChocoBob chercher après ses jambes et de lâcher les freins… Un trop même , PTR trop vite dans un virage nous fait un tout droit dans les broussailles rattrapé de justesse.  Au ravito nous attendons plus d’une dizaine de minutes son arrivée pensant même qu’il a eu une casse mécanique. Finalement il a juste eu un bris de cuisse !
Il nous reste 18 kilomètres à couvrir quand nous redémarrons du ravitaillement. La côte qui suit nous confirme l’état de fatigue de notre Jean Roucas local qui n’a pas sorti une vanne de la sortie. Mais comme il faut se méfier d’un sanglier blessé, il faut se méfier d’un Choco fatigué. La vue d’une arrivée qui approche lui redonne des jambes et le voilà qui prend les choses en pieds et se positionne en tête du groupe. Nous finissons les derniers kilomètres tout à droite. Au détour d’un virage nous échappons à un choc frontal avec deux vététistes circulant en sens inverse. Les compteurs s’affolent. Nous finissons les 57 kilomètres de récupération à une moyenne 17kms/h. Nous avons bouclé le parcours plus rapidement qu’il n’en faut pour les organisateurs pour griller les trois saucisses que nous avions envisagés depuis un moment.

One thought on “Le décrassage des zoufs

  1. Ptr

    C’est vrai qu’on s’est bien tiré la bourre….l’élsass bike approche et nous ne voulons pas y aller les « pieds dans les poches »….rando jouissive avec deux bons potes

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