Le compte est bon

En ce début de période de chasse nous sommes de retour au Bannet pour passer entre les balles. Pascal est le premier arrivé. Si la bête ne demande qu’à rugir de plaisir avec ses Fulcrum XRP et son groupe XX1 complet flambant neufs, l’homme n’a pas à rougir de son image de fashion victime en arborant la dernière collection de la tenue du Raid. Au dos Cacal se propose de vous rendre service que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur en vous faisant péter le bouchon. Pour les lecteurs à l’esprit grivois, un Pascal pouvant en cacher un autre, je précise qu’il s’agit du bouchon de la bouteille de champagne Pascal BOUXIN. Micha déboule le nez dans le volant. C’est un Micha version demi-écrémé ; N’ayant pas terminé sa partie de Shifter et des lettres, il extrait du véhicule son mulet, et pompe, chambre à air et sac à dos sont aux abonnés absents. La poche à eau se retrouve enfilée dans la poche arrière du maillot. Arnaud et Yann surgissent la fricadelle déjà chaude arrivant de Charleville en bike. Si 2 camarades (dont Fabrice) de Cacal complètent la troupe notre Guitou-guide manque à l’appel. Un coup de fil me permet d’apprendre qu’il monte la côte du centre équestre. Il tente de masquer les litres de rosé absorbés la veille mais sa trogne le trahit. Il finit par avouer en ajoutant s’être réveillé la tête dans les montagnes russes et le manche de pilotage en pleine turbulence.

Nous  partons sur le Guitou-tour en sens inverse. Nous dévalons les escaliers avant d’emprunter le single pour remonter. A un rassemblement nous nous apercevons que 2 Sprinteurs sont manquants. Cacal suppose qu’il n’ont pas dû prendre le départ un des leurs étant en retard. La première difficulté de la matinée nous tend son pentu. Guitou persuadé qu’aucun d’entre nous ne restera sur le spad jusqu’au sommet, promet de payer sa tournée à celui ou ceux qui restera(ont) en selle. Yann se lance le premier et gagne la chopine. Je m’y attaque à mon tour. Le sol étonnamment sec me permet de gravir malgré les cailloux et l’inclinaison. Micha, devant moi, s’emmêle les shifters en vociférant consonne shifter gauche voyelle shifter droit. Il déclare forfait à mi-pente nous stoppant dans notre progression. Dans la montée suivante Guitou a des jambes. Je me tire la bourre avec lui sous le regard envieux d’Arnaud. Toutefois, ce dernier gère l’effort sachant que l’arrivée à Charleville est encore lointaine. Nous entrons dans les bois de Olly. Arrivés au blockhaus nous optons pour la descente à la Micha. Je descends les 10 1ers mètres à pied avant de remonter en selle. Cacal fait de même avec un arrêt involontaire du type postérieur dans le mucus. Dans une longue montée roulante Guitou, Micha et moi nous relayons en tête. Avec son mulet en 26″ Micha se fait quelques frayeurs dans les descentes. Ainsi contrarié il additionne des Shifs et des lettres lui imposant de passer son tour au beau milieu d’un coup de cul à 20 cms de ma roue avant. Nous dévalons vers le ruisseau suivi du raidar. Dans celui-ci pour Micha 6+9 = 69. Recalé il se met en travers m’obligeant à poser à nouveau pied à terre ainsi qu’à Guitou. L’énervement de ce dernier est tel que les cheveux de Bertrand RENARD au temps de l’ORTF lui poussent sur la tête. Nous remontons en selle quelques mètres plus haut. Nous retrouvons des singles. Arnaud s’éclate comme un feu follet dans un camion de pompier. Je passe Micha avant le coup de cul. Cette fois c’est un arbre en travers qui m’oblige à descendre du bike. Le compte est bon ! 0+0+0+0 = la tête Choco.

Arnaud l’esprit bucolique se réjouit d’une sucette rouge à pois blancs. Nous écartons notre compagnon de son intention afin de lui éviter une maladie vénéneuse (j’ai conscience que le terme exacte est autre hélas le tirage au sort du mot le plus long ne comporte que 9 lettres). Il immortalise le sporophore dans son smartphone. Après la traversée d’un ruisseau nous attaquons 1Km2 de montée. Le retour se fait quasi en descente à l’exception de la montée le long des escaliers. Et je vous le donne en 7 lettres … qui m’oblige à mettre semelle au sol …? L-M-A-H-C-E-I

Nous terminons cette partie de rigolade au centre équestre. Arnaud et Yann ne s’attardent pas pour ne pas se refroidir. Il est à supposer qu’arriver à Charleville ils auront leur compte.

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